Mécanisme et esthétisme

La carrosserie et la mécanique sont les faces d’une même pièce. J’ai eu la chance de ne pas vivre de ma plume qui n’avait qu’une carrosserie ordinaire, pas plus laide qu’une autre mais peut-être pas assez lustrée ou trop peu simonisée qui sait ?

J’ai vécu au rythme du bâtiment, de l’industrie, du médical comme du paramédical. J’ai croisé tant et tant de gens si différents, reçu tant de leurs tranches de vie, d’anecdotes, de lignes de vie qu’une existence ne me suffirait pas pour exploiter de tels parcours.

J’ai haï, aimé, pleuré, ri, mordu, embrassé et enfin compris. Rien n’a de prise sur le silence. Les regrets qu’on nourrit nous dévorent. Aujourd’hui n’est pas demain. Hier ne revient pas. Et de cette vie j’ai épuré ma carrosserie, petit à petit, rejetant certains mots pour de plus simples, cherchant une ligne aussi fluide qu’un ruisseau pour que ne reste qu’un seul son, le ronronnement régulier du moulin, sans à-coup.

Pour que la magie opère, il fallait cette simplicité, ce présent qui va vous prendre par la main et vous asseoir au volant, ce confort de narration qui trouve écho en vous, comme si vous étiez dans votre propre auto, derrière ce volant que vous avez tourné tant de fois, sur une route que vous pensez connaître, avec un sentiment de contrôler les choses et pourtant… Vous allez voir ce qu’une mécanique bien huilée, engrenée avec soin, peut receler de surprises…

Les Miroirs Cambusier

 

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Funambule, comme Coupeau…

Quand on travaille en hauteur, qui plus est dans des conditions artisanales, il faut voir les actions qu’on va accomplir dans l’ordre pour préparer les vis, écrous, mèches, tarauds, fraise, etc. qui vont permettre de les réaliser le plus efficacement possible, sans avoir à faire dix aller-retours dans l’échelle. Quand je conçois un livre, je fonctionne pareillement. Je me documente, j’assemble les données, je trie, je prépare et lorsque j’écris enfin, tout est déjà en place dans mon esprit.

Aussi, lorsque le train est en marche, je vois les choses plus que je ne les lis, je raconte plus que je n’écris et si quelques coquilles parsèment le texte, le fond est souvent juste au premier jet. Après ce n’est que de l’embellissement. Cela dit, la promo en prend un coup, car je m’efface au profit de l’écriture, et lorsque je suis pris dans un engrenage, je suis capable de tout zapper, ne plus parler que de ça, ce qui fait que mon entourage lit peu ce que je fais, puisqu’ils connaissent presque mes personnages comme s’ils faisaient partie de notre vie. 😂 De même, lorsque je viens sur les sites, je m’échappe de mon monde, je change d’air et on parle d’autre chose… que de mes livres !

Bref ! Voilà le dilemme de l’auto-édité, savoir trouver le juste milieu entre son art et la communication autour de celui-ci.

Ce que devrait offrir l’imaginaire

Quand vous êtes édité chez un petit éditeur ou auto-édité, c’est un peu le même principe, vous portez sur vos épaules non seulement la viabilité de votre projet d’écriture, mais aussi sa diffusion.

Bon les ventes, OK ça fait du bien. OK les promos, les concours, les publicités, les échanges sur les groupes, ça aide. Mais très souvent le feu s’étouffe dans sa propre fumée et s’éteint avant même d’avoir démarré. Pour le feu, il faut un combustible et un comburant. Les deux l’entretiennent. Mes livres sont issus du bois, mais la bouffée d’oxygène vient des âmes qu’ils touchent. En définitive, je crois que vous arriverez à la même conclusion que moi, ce qui fait défaut, ce sont les lecteurs.

Seulement par principe, je trouve plus juste que les livres se suffisent à eux-mêmes. Si l’éloquence verbale était notre fort, on ne s’enfermerait pas des heures derrière un clavier à libérer nos pensées par un biais plus lent et souvent plus difficile. Si s’exposer aux autres était facile, on ne passerait pas sa vie dans sa bulle à s’imaginer un monde fait pour soi là où celui auquel on appartient s’est montré trop hostile ou en décalage.

Il est des auteurs qui le font volontiers, qui allient avec talent la communication physique et celui d’écrire. Ceux-là plaisent d’ailleurs aux maisons d’édition et quelques-uns finissent même par vivre de leur plume, grâce à leur verve. Mais nul doute que ceux-ci n’ont jamais plongé aussi profondément dans leur imaginaire qu’ils n’en sont jamais totalement revenus. Ceux-ci ne souffrent pas d’une forme de handicap – oui le mot peut paraître fort – dans leur relation à autrui et sans aller jusqu’à s’imposer, manquent d’à propos, d’audace même.

Voilà probablement pourquoi vous ne me verrez pas en rayon dans votre librairie préférée, pourquoi je ne ferai probablement pas de signature, ni même simplement apposerai ma photo ou ma signature sur mes livres. J’ai besoin que l’illusion d’être seul avec mes personnages vous gagne et vous tienne.

La familiarité avec l’auteur ne devrait pas interférer dans votre lecture. La sympathie et les échanges avec celui-ci ne devraient pas susciter l’envie de le lire. Non ce que j’aimerais, c’est qu’on me lise avec le désir d’entendre un témoignage sur notre époque, notamment la transition entre deux siècles, ce passage de l’analogique au numérique, où les fantasmes de milliers de personnes sur l’an 2000 ont finalement rencontré leur réalisation ou non.

J’adorerais qu’en me lisant une personne se revoie aux époques énoncées et se rappelle quels étaient ses rêves alors et qui elle est devenue, qu’un déclic lui traverse l’esprit et qu’elle reprenne les rênes de sa vie pour rendre hommage à l’enfant ou l’ado qu’elle était avant que le rouleau compresseur de la vie active ne la fasse entrer dans une alvéole de cette ruche infinie qui finit par engloutir tous les rêveurs, y compris moi.

Je pense que le meilleur hommage qu’on puisse rendre à un auteur de l’imaginaire serait de transmettre son livre à quelqu’un qu’on aime vraiment, quelqu’un qui partagerait les mêmes aspirations et qui pourrait ensuite, d’un simple regard, traduire en quoi ce livre les lie et à quel point ce partage coulait de source.

Sorti de l’utopie et de ces visions qui ne verront probablement pas le jour, sorti de notre monde qui semble ne fonctionner que dans la multiplication des interactions et l’extension d’un réseau social, au même titre que les connexions qui régissent le développement du cerveau humain, mes livres ont besoin de vous. Moi non, c’est trop tard, j’ai pris certains plis qui ne me quitteront plus. Mais ces livres sont nés d’un esprit qui croyait aux autres et qui nourrissait un beau rêve.

D’un feu d’artifice dont la lumière persiste sur vos rétines, on se moque des braises déjà éteintes qui retombent au sol dans l’indifférence. Seules ces fleurs gigantesques restent en mémoire. Alors cueillez-les, ces fleurs, et montrez ce bouquet à ceux qui sauront l’apprécier. Ne vous souciez pas des feuilles ou de la poudre qui les ont nourris, elles n’ont aucune importance. L’auteur de récits imaginaires ne devrait être que le terreau, le tuteur et la branche. Le lecteur ne devrait avoir qu’à profiter des couleurs, des parfums et des formes issues de celui-ci.

Un lac entre vous et moi

Bonjour à tous. Voilà trois ans, un sérieux accident de voiture aurait pu m’enlever à mes proches et laisser mes histoires dans un coin de bureau, entre quelques vieux livres rarement compulsés. Après quelques ajustements, j’ai réussi à les propulser sur le Web grâce à des outils mis en ligne permettant de le faire, même avec des moyens limités. Alors oui, les couvertures sont banales, les mises en page sans fioriture et les illustrations éloignées de ce que j’aurais voulu pour elles, mais mes histoires existent. Enfin.

Seulement voilà, il reste une marche, la plus importante je ne sais pas, mais la plus raide à dépasser pour arriver jusqu’à vous. Les réseaux sociaux réduisent la fracture entre auteurs et lecteurs mais tant de voix s’élèvent, tant de lumières brillent. Comment faire la différence ? Susciter un clic.

Beaucoup ont la verve pour vendre jusqu’à du lait à une vachère. Moi pas. J’ai un flot de pensées et d’idées qui me viennent et elles m’enferment dans leur profusion. M’extraire de mes livres pour en parler, les résumer, les vendre, je ne sais pas. Alors entrez, vous, rejoignez-moi même si l’embarcation paraît rustique, la peinture sans enluminure et le pêcheur bourru. Le lac dessert des destinations qui ont rempli ma vie jusqu’à l’autosuffisance pendant plusieurs années. Je pense qu’il y a quelque chose. À vous de voir…

Vers Kobo cliquez sur l’image suivante.

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Si vous préférez Amazon Kindle, c’est par ici

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Amélie Diack, Angéline Monceaux et Lara Lee Lou Ka. Les femmes au clavier, et ça fait du bien…

Pourquoi ces trois auteures en battle ici et aujourd’hui ? Je dois avouer que depuis Charlie de Fanny Kim, Kuru de Katia Campagne et le Quart d’heure de Gloire de Mari Delle j’ai eu maintes fois l’occasion de me rendre compte que le niveau des auteures indépendantes tenait la dragée haute aux productions masculines.

Bon, je ne suis pas chroniqueur aussi lorsque je parle d’un collègue, je me place en tant que lecteur lambda et donc je vous invite à creuser davantage si vous souhaitez en savoir plus sur ces trois nouvelles auteures dont je vais parler ici, plus ou moins en parallèle.

Vous comprendrez que c’est une recherche de présentation ludique qui nous vaut de mesurer Sheendara à Freesia, et la magie des personnages de Lara à celle des sorciers du monde d’Amélie Diack.

En terme de qualité narrative, on peut dire que les trois auteures tournent bien leurs phrases et que chacune d’elles nous entraîne, l’air de rien, là où elles ont décidé de nous conduire.

Freesia est la promesse d’une terre d’exil pour les survivants de l’agonie de notre pauvre planète Terre, à laquelle on en a quand même fait voir des vertes et des pas mûres. L’héroïne d’Angéline Monceaux qui nous raconte l’histoire est devenue survivaliste par la force des choses et aurait probablement périclité dans un squat improvisé, faute de nourriture ou victime d’une maladie. Au lieu de cela, elle se fait capter par un militaire qui l’enrôle dans un programme spatial voué à envoyer une colonie sur une planète éloignée. Bien sûr les choses tournent mal et la navette atterrit, tant bien que mal, sur un monde inconnu, Freesia.

Pour moi, la première partie de l’histoire est la plus intéressante, tandis que la seconde ouvre tant de perspectives qu’on pourrait décliner ce livre en une petite série. Ici, la narration à la première personne tient compte de la pudeur de notre exilée et de son choix logique d’insister sur les aspects positifs de son parcours sans éluder totalement les moments difficiles de cette expédition. De la SF qui ne vous donnera pas de cauchemars mais un bon moment de lecture…

 

Sheendara quant à elle est une terre déjà peuplée, et par de nombreuses ethnies proches de l’univers de Tolkien. On a des nains, des humains, des centaures et des créatures tout droit sortis de l’imaginaire de Lara Lee Lou Ka. On suit ici un guerrier, du moins un homme entraîné au combat, mais amnésique – non, oubliez Jason Bourne, pour une fois 🙂 – qui déboule parmi des femmes liane, la brindille à l’air. C’est aussi l’histoire d’une rousse volcanique accompagnée d’un androïde médecin. Un tas de personnages, des lieux variés, sûr qu’on se balade dans ce premier volet. Forcément, le mal gagne tout le pays et il faut trouver une échappatoire rapidement. Une narration à la troisième personne, soignée, offre de capter le ressenti des nombreux intervenants, leur histoire et de se situer dans l’engrenage complexe mais limpide de cette auteure prolifique.

A mon avis, ne perdez pas trop de temps entre deux épisodes si vous accrochez à cette série, car vous pourriez perdre quelques noms au passage et décrocher par moments. Cela dit, la lecture est agréable et la compréhension de mise, ce qui, vu l’ambitieux sens du détail de l’auteure, relève de l’exploit. Alors si vous aimez les détails, les descriptions pointues sans être lourdes, il y aura toujours un trou de ver en partance pour Sheendara…

On en arrive à ma dernière lecture estivale, Shouna. ici, point de voyage spatial ni de fantasy. On entre dans les mythes et légendes africains, à renfort de djinns, de sorciers, et un petit être au destin très particulier, partagé entre ombre et lumière, dans une lutte éternelle entre le bien et le mal. Amélie Diack nous offre une histoire trempée dans un folklore qu’elle maîtrise, et cette culture qui ressort de ce conte fantastique donne une singularité remarquable à ce récit. Amélie Diack nous emmène au cœur de l’Afrique et pour moi qui a surtout été bercé enfant de littérature et de cultures américaine, nippone et européenne, le contraste flagrant entre nos univers est saisissant. J’ai découvert cette ambiance, ces coutumes et ces croyances à travers les yeux de Shouna et l’imaginaire d’Amélie, et je vous invite au dépaysement avec ce petit roi qui dont le parcours initiatique vous promet de belles surprises.

Aliandra, tome 1 : l’éveil de Giovanni Portelli

Un retour très touchant sur Aliandra l’Éveil. Merci à toi

Le blog d'une rousse péteuse

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Résumé :

Il n’y a que trois sortes de romans. Ceux qui font réfléchir sur le monde, ceux qui font réfléchir sur soi, et ceux qui vous kidnappent. C’est impossible de dire ce que ce livre vous apportera car c’est votre perception des choses qui le rendra captivant ou imbuvable. La science-fiction n’est ici qu’un accès, pas une destination. Un canevas où les relations humaines vont se tisser et former le fond de ce livre. Je rêvais d’une histoire d’amour qui ne se résume pas à deux êtres ne voyant plus qu’eux-mêmes dans un contexte barbe-à-papa. Je souhaitais une aventure dont les acteurs n’étaient pas des clichés bourrés de testostérone. Je n’ai écrit que pour créer un engrenage subtil où les non-dits seraient comme autant de bombes à retardement, exploser les cases où on nous enferme, sortir des genres littéraires et ne céder à aucun compromis.

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Lire un indé…

Lire un indépendant c’est comme boire un café. Lui vous le sert comme il l’aime. La critique préfère avec deux sucres. La marché demande une touche de lait. Disney y mettrait du miel. Les écolos ajouteraient un carré de chocolat équitable et les producteurs de la version au cinéma le changeraient en thé après une adaptation au public visé. Je suis un indépendant. Mon café est tel que je veux qu’il soit. Vous le trouverez peut-être trop sucré ou trop serré. Mais il ne sera pas passé par cinquante filtres et deux chaussettes sales pour arriver jusqu’à vous…

Promo de la rentrée finie. Bilan !

Bonjour à tous. Le week-end a été animé. Pas moins de 79 épisodes d’Aliandra ont été téléchargés, que ce soit en trilogie sur #Kindle ou séparément. Les intéressés sont venus autant sur Kobo que sur Amazon, ce qui est une vraie surprise. En comparaison, sur d’autres opérations de ce genre, 9 ebooks sur 10 sont achetés sur Amazon. Ici ce sont pas moins de 36 livres qui sont partis ce week-end.

Autre surprise, la moitié des lecteurs sur Kobo s’est contentée du premier épisode malgré la gratuité sur trois. Scrupules ou manipulation peu pratique sur le site ? Commentez en réponse si vous avez une explication, j’ajusterai mes prochaines propositions 😉

Merci à tous pour les partages, les 👍 et les 👋.

P.S. Si vous arrivez trop tard, le prix de mes livres numériques demeure très raisonnable si jamais votre curiosité était piquée par ce qui suit. Les liens en fin d’article.

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Aliandra : le résumé : Et si vous suiviez une aventure de science-fiction aux côtés de ses acteurs principaux ?

A travers l’Europe puis dans l’espace des Traceurs, découvrez comment trois jeunes gens, de prime abord ordinaires, se révèlent à travers les épreuves. Seront-ils à la hauteur de ce formidable et terrible héritage ? Trouveront-ils ce qu’ils sont vraiment et tout ce que cela implique ? Qui convoite réellement leur incroyable pouvoir ?

Accompagnez Francesca, Johann, Alex et les autres dans leur histoire. Courez, sentez, soyez surpris comme eux et surtout, serez-vous perspicace ou vous laisserez-vous surprendre par les nombreux rebondissements qui les attendent…

Sur Amazon

Sur Kobo

P.S. encore merci à ceux qui partageront ce statut 😙

Promo de la rentrée. Événement terminé merci

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Bonjour les amis, bonne découverte si vous ne les avez pas encore lus et que l’aventure vous tente.

Cette promo a deux raisons d’être. La première est bien évidemment d’obtenir un peu plus de retours et d’avis sur les sites commerciaux pour permettre à ce livre de voler de ses propres ailes. Quant à la seconde, elle arrivera cet automne si tout va bien avec la sortie de la suite des aventures d’Alex, Johann et Francesca, si cette lecture vous a déjà donné envie de faire un bout de route supplémentaire avec eux.

Pour info, et je ne me démarque pas de mes collègues indépendants pour ça, vos avis comptent, vos retours, même des simples commentaires sur facebook ou les sites de lecteurs, chaque avis, chaque partage compte et ajoute une pierre à l’édifice. N’oubliez pas, si vous aimez le livre d’un indé, parlez-en. C’est plus important encore pour nous que la part auteur que nous touchons sur les ventes.

Bref, à vous de voir 😉

sur Amazon

sur Kobo

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